EFFET
DES MOUVEMENTS OROGENIQUES
ET DU REBOND ISOSTATIQUE
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Il faut tenir
en effet compte de ces deux facteurs.
MOUVEMENTS OROGENIQUES
Tout d'abord, il ne faut pas négliger la possibilité que des mouvements
orogéniques se soient produits depuis les glaciations et que
les formes les plus pérennes (par exemple les épaulements)
aient pu se former à des altitudes différentes de celles qu'elles
atteignent actuellement.
C'est ainsi que l'on chiffre le soulèvement du massif de
Belledonne à environ 1 mm par an.
Bien que ce chiffre ne soit qu'un ordre de grandeur de la vitesse instantanée
actuelle et que rien ne permette pour l'instant de connaître sa valeur
dans le passé, on peut penser que l'imprécision introduite par
de tels mouvements orogéniques rend illusoires ladétermination précise des altitudes
pour des glaciations antérieures au Riss (1 mm par an représente 100 m par 100 000 ans ou encore 1 km par million
d'années !).
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RELEVEMENT GLACIO-ISOSTASIQUE
En second lieu, il faut tenir compte du relèvement
glacio-isostatique qui se produit lorsqu’une région précédemment
recouverte de glace se soulève après la disparition de celle-ci.
Ce phénomène a provoqué un rééquilibrage
isostatique, encore appelé rebond isostatique
postglaciaire. Ce mouvement est ralenti par la très grande viscosité
du manteau lithosphérique et le relévement
isostatique depuis la fusion des glaces würmiennes n'est donc pas encore terminé actuellement.
C'est ainsi que la Scandinavie se souléve
avec une vitesse pouvant atteindre 9 mm/an.
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Dans la Haute Côte - située sur la
rive occidentale du golfe de Botnie qui prolonge
la mer Baltique vers le nord - depuis le retrait
final des glaces il y a 9 600 ans, le relèvement est de l'ordre de 285
m. C'est le rebond isostatique postglaciaire le
plus important jamais observé.
" Sur cette côte, des îles apparaissent
et s’unissent, des péninsules grandissent, des lacs se forment
au fond des baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses".
Extrait de La Planète Terre, de CARON J. M.et al (OPHRYS)
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Dans les Alpes, la disparition - ou quasi-disparition
- des glaciers depuis le pléniglaciaire würmien a certainement provoqué un phénomène du même genre,
beaucoup moins important toutefois.
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EN CONCLUSION
On en déduira les régles suivantes, applicables aux altitudes indiquées dans ce site pour la surface des glaciers lors des différentes glaciations ainsi que pour les reliefs caractéristiques qu'ils ont alors créés :
- Pour le Würm, ces altitudes peuvent être considérées comme valables, compte tenu de la précision décamétrique de nos méthodes.
- Pour le Riss, la précision est déjà moins bonne : une erreur supérieure à 50 m peut être envisagée, difficile à préciser, bien entendu, car il faudrait connaître en particulier le sens et la vitesse moyenne des mouvements orogéniques locaux.
- Pour les glaciations plus anciennes encore s'ajoute une difficulté supplémentaire : à laquelle de celles-ci faut-il attribuer la formaion des reliefs?
On ne peut qu'émettre des hypothéses ....