Ce
kettle est situé à Hebertville (Québec) Photo extraite du
site de l'Université de Trois Vallées
(Quèbec) :

http://www.uqtr.ca/relief/
Le bloc-diagramme ci-dessous, provenant de l'Université de
Laval (Canada), montre quelques-unes des formes
décrites dans cette page. On y voit des eskers,
une forme voisine des ôs, des kames
ainsi que des kettles (du premier type).
On peut s'étonner de voir figurer des kettles en
avant d'une moraine frontale.
Nous avons dit en effet que les kettles du premier
type sont dus à la fusion de blocs de glace transportés par le glacier. Comment
peut-il donc y avoir des kettles en avant du front de celui-ci ?
On pense que les blocs de glace ont été effectivement amenés
par le glacier, mais que cela s'est produit lors d'un surge,
c'est-à-dire d'une crue glaciaire importante et subite, au cours de laquelle
le glacier s'étend au dela de son vallum terminal, sans laisser de marques très
visibles dans le paysage, à l'exception de tels kettles
et de blocs erratiques.
Proches parents des surges , mais faisant intervenir
un afflux d'eau très important, les jökulhlhaup
islandais, ces crues gigantesques dues à des éruptions sous glaciaires.
Mais il n'y a pas de volcans sous tous les glaciers !
On pense donc que ces surges, ces débacles glaciaires,
sont dues à l'écoulement brutal de la masse d'eau contenue, à l'intérieur du
glacier, dans la nappe phréatique ou dans des poches
d'eau intraglaciaires (voir catastrophe de Saint-Gervais).
De tels kettles situés en avant d'une moraine
frontale sont peut-être ceux que nous avons signalés dans la basse
vallée de l'Isère.
On ne confondra pas les kettles, phénomènes
qui affectent les glaciers du type alpin, avec les formes d'érosion dues
aux ice streams des glaciers
de calotte.
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Les kettles du deuxième type présentent sensiblement
la même forme, mais se situent, non dans des dépôts fluvio-glaciaires, mais
à la surface d'un glacier actuel.
Ils résultent d'un phénomène en quelque sorte inverse de celui qui donne naissance
aux kettles du premier type. Ici, une énorme masse
de glace est tombée sur le glacier.
Cette glace, non recouverte par les débris, a fondu plus vite que le glacier
qui l'entoure, bien protégé, lui, comme on peut le constater sur ces photos,
ce qui a donné naissance à ces trous en forme d'entonnoir.
Quant à la provenance de cette masse de glace, deux possibilités -- au moins
-- peuvent être envisagées :
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Cette photo, extraite du site remarquable http://tvl1.geo.uc.edu/ice/Glacier.html de l'Université de Cincinnati montre un ensemble de kettles sur le Tasman Glacier, en Nouvelle-Zélande. |
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Le commentaire qui accompagne cette photo mentionne la glace noire qui affleure sur la partie verticale, mais aussi un tunnel qui apparaît sur un des côtés, creusé sous la glace recouverte de débris. La présence de ce tunnel laisse cependant planer un certain doute, car sa taille semble difficilement compatible avec la fusion, nécessairement lente, de la masse de glace. Une autre explication nous paraît pouvoir être envisagée, celle d'une résurgence des eaux glaciaires qui ont creusé ce tunnel. L'Université de Cincinnati qualifie ces résurgences de "fountains". |