ÔS ET ESKERS
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Rares dans les Alpes, ce type de modelé glaciaire est assez fréquent dans les pays nordiques.

Un ôs (du suédois, le ô se prononçant "eu") ou esker est formé de matériaux déposés, lors de la décrue glaciaire, à l'intérieur de tunnels à la partie inférieure du glacier.
Après fusion des glaces, le remplissage subsiste, en relief, s'étendant parfois sur des centaines de mètres de longueur. Ce mode de formation n'est pas sans rappeler un moulage à la cire perdue, disons dans ce cas à la glace perdue.
Tout d'abord, voici une forme que l'on peut considérer, en quelque sorte, comme un modèle réduit d'ôs.

Pendant l'hiver, des rongeurs creusent parfois des galeries, au contact du sol et de la neige qui le recouvre.
À la fonte des neiges, certaines de ces galeries se remplissent de débris, et, au printemps, ces cordons éphémères subsistent quelque temps sur le sol.

Voici un exemple d'esker au Canada

Ce lac glaciaire se situe dans la Réserve de Saint Maurice.
Il est encombré de vestiges de moraines et d'eskers.

 

Photo Université du Québec à Trois Vallées.
http://www.uqtr.ca/relief/Terme/lac3.html



Il existe au moins un esker dans le Jura.
Nous n'en connaissons pas d'exemple certain dans les Alpes, sauf peut-être dans le lac de Sils (Engadine, Suisse).

Du Malojapass jusqu'à St Moritz, 90% de la longueur de la vallée sont occupés par des lacs.
En réalité, il s'agit d'un seul et unique lac d'ombilic, divisé ultérieurement en plusieurs plans d'eau par les apports des torrents issus du massif de la Bernina (à droite de la photo). Le lac de Sils (1) (1824 m) est séparé du lac de Silvaplana (2) (1791 m) par les dépôts lacustres sur lesquels s'est établi le village de Sils (3).
Ces dépôts s'appuient sur une colline boisée (4), sans doute un esker ou peut-être un drumlin
.



Enfin, on peut voir un esker au Sahara, celui de Zarga. Haut d'une centaine de mètre et long de 50 km, il date de la glaciation fini-ordovicienne (440 Ma).