Voir la tectonique du Saint-Eynard :
http://www.geol-alp.com/chartreuse/0_index_chartreuse.html
puis Liste
alphabétique des pages
Le
Mont Saint Eynard, qui fait partie du massif
de la Chartreuse, domine l'agglomération grenobloise de ses
deux falaises superposées.
Son aspect est caractéristique, une longue crête quasiment horizontale
sur 4,6 km, en falaises coté Grésivaudan,
alors que le versant ouest, coté Chartreuse,
est en pente modérée et couvert de forêts.
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La Galerie, horizontale, court à 1180/1190 m sous la falaise sommitale. Elle est actuellement (2006) inaccessible par suite d'un éboulement. |
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Reprenons la vue précédente, en la complétant par l'indication
des altitudes. Au-delà des limites de la photo, à droite, l'altitude de la crête atteint 1379 à 4 km et 1350 m à 4,6 km du sommet sud. Ici se termine la partie à peu près horizontale - très légérement ascendante - du Saint Eynard, avant la montée plus soutenue qui l'amène à 1400 m à 4,9 km et à 1489 m à 5,7 km (les Grands Crêts). Les altitudes indiquées sont celles des points hauts de la crête, les points bas se situant au maximum 45 m en dessous. Par rapport à la ligne moyenne, points hauts et points bas se situent donc au maximum à plus ou moins 22 m de dénivellée sur une longueur de 4,6 km. On reconnait ici la définition d'une épaule. Toutes les distances sont mesurées à partir du point géodésique, appelé ici sommet sud. |
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Intéressons-nous à présent aux glaciers
quaternaires.
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5 -- Une derniére remarque, peut-être la plus importante : Nous avons dit, à la page formation des seuils et des épaules, que dans le cas général des épaules « tout se passe comme si le glacier "usinait" la crête de l'épaule de manière à la rendre parallèle à sa propre surface à cet endroit». Le Saint Eynard en est un bon exemple. Pour que l'arête sommitale du Saint Eynard - et, à un moindre degré, celle du Néron - soit à la fois, sensiblement horizontale et située dans une même strate, il faut que l'action glaciaire ait exercé, non seulement un "rabotage" de cette arête, mais encore soit responsable de sa situation en plan. On trouvera une tentative d'explication dans la page citée ci-dessus. __________________________________________________________________________ Certains
diront que le Saint
Eynard
est tout simplement une cuesta,
que l'existence de la Galerie
est dû seulement à l'érosion
périglaciaire et qu'il n'est nul besoin de faire appel
aux glaciers ni à leurs eaux pour expliquer leur genèse.
Certes, dans cette dalle de tithonique redressée vers l'est, l'érosion a taillé une falaise. Mais quel type d'érosion ? Passons-les tous en revue, seule l'érosion glaciaire en est capable, elle qui sait modeler les plans d'épaulement et les flancs d'auge. Et comment expliquer que l'arête soit quasiment parallèle à la surface du glacier? Ce ne peut être le fait du hasard ! Pour nous il s'agit bien d'une épaule, la plus longue que nous avons rencontrée, ébréchée seulement en son milieu par l'éboulement du ravin du Mont Garin. |