Les formes léguées par les
glaciers - qu'elles soient d'érosion ou de dépôt
- ont été, après leur retrait, exposées à l'action des agents atmosphériques.
Dans les montagnes, les formes de dépôts, par exemple, ont le plus souvent disparu
lorsqu'elles se trouvaient sur des pentes soutenues.
Seules ont pu subsister jusqu'à nos jours celles qui se situaient dans des sites
peu exposés à l'action des érosions postglaciaires.
Ce sont ces sites que nous qualifions de « protégés
».
En généralisant, nous dirons qu'un site est protégé lorsque sa situation soustrait
les formes de relief, les dépôts glaciaires par exemple, aux actions qui se
sont exercées après leur formation.
Ainsi qu'il est constant en Géomorphologie, ces
actions sont en nombre de trois :
- la tectonique
- les dépôts postérieurs à celui considéré et
- l'érosion
À première vue, on pourrait être tenté de négliger, du fait de leur lenteur,
les effets tectoniques. Ce serait oublier que les glaciations quaternaires ont
débuté il y a plus de 2 millions d'années et que, depuis cette époque, la tectonique
a pu faire disparaître certains dépôts ou modifier leur position.
Citons par exemple le soulèvement du Bas Dauphiné,
qui a remonté de plusieurs centaines de mètres les dépôts attribuables aux premières
glaciations quaternaires (voir à ce sujet la page
Origine de la Bièvre-Valloire