Société Hydrotechnique de France (suite 1)
le 31 mars 2010
par Claude Beaudevin
UTILISATION DE L'ANALYSE MORPHOLOGIQUE GLACIAIRE
POUR LA DETERMINATION DE L'ALTITUDE ATTEINTE PAR LES GLACIERS ANTE-RISSIENS DANS LES ALPES
Rendons nous dans le massif du Vercors, aux portes de Grenoble et remontons le cours du Furon.

Dominant Engins, rive gauche du Furon, une série de 5 épaulements - indiqués sur la carte précédente et dont 4 sont visibles sur l'image suivante - s'élève à l'altitude de 1450 m.


Remarquons, au-dessus des épaulements, le plateau de la Molière, de couleur blanchâtre.
Ces épaulements sont tout à fait semblables à ceux que nous avons observés dans la vallée de l'Eau d'Olle (Oisans, Isère), qui sont d'origine glaciaire et attribuables au Riss.

Nous pensons que ces épaulements de la vallée de l'Eau d'Olle, comme beaucoup d'autres, résultent du morcellement d'un plan d'épaulement par les glaciers latéraux puis par les torrents qui leurs ont succédé.
Revenons aux épaulements d'Engins.
Ici, le Würm n’a pas dépassé 1150 m et le Riss 1300 m. Est-il possible que ces épaulements, qui culminent à 1450 m, soient, eux aussi, imputables à l’action de glaciers, plus élevés et donc plus anciens que le Riss?
Si tel est le cas, nous devrions trouver dans les environs, à des altitudes comparables, d'autres témoins du passage de ces glaciers.
Nous avons donc effectué un relevé exhaustif - nous insistons sur le terme exhaustif - de tels témoins, essentiellement des sommets d’épaulements, dans cette vallée du Furon, ainsi que dans la vallée de Lans-en-Vercors à Villard-de-Lans et sur le versant est du Crêt oriental du Vercors (chaînon Moucherotte – Grand Veymont), ainsi que sur divers massifs situés plus à l'est, les "citadelles avancées du Vercors".
Les résultats de cette recherche figurent sur la page suivante mise en évidence de glaciations anciennes
Plus de renseignements sur caractéristiques des sites du Vercors
et